Les grands principes de la pédagogie Montessori Copy Copy

La pédagogie Montessori est basée sur le respect de l’enfant, de son rythme, de sa personnalité et des étapes de son développement.

Maria Montessori a pu constater que les enfants à travers le monde passent tous par les mêmes stades de développement et qu’ils ont tous les mêmes besoins.

La pédagogie Montessori est la seule pédagogie parmi toutes celles qui existent qui s’appuie sur le développement psychique de l’enfant, c’est ce qui l’a rendue si populaire et qui a contribué à son développement jusqu’à aujourd’hui.

 

Lors de ses recherches Maria Montessori à découvert que :

  • L’enfant est capable de faire des choix
  • il a une très forte capacité de concentration
  • il aime répéter les exercices
  • il n’a pas besoin de punition ou de récompense
  • Il aime l’ordre et les activités qui ont du sens
  • son estime de lui et sa confiance en lui se développent quand il choisit son activité et qu’il s’y exerce autant qu’il le souhaite.

La formation scientifique que Maria Montessori a reçue lui a permis d’avoir une approche scientifique afin de développer sa pédagogie qu’elle a basée sur l’observation, l’expérimentation et la création d’un matériel sensoriel mais aussi auto-correctif répondant aux besoins de l’enfant.

D’ailleurs, dans son livre «l’esprit absorbant», Maria Montessori souligne l’importance d’instruire l’enfant avant 6 ans car selon elle «la période la plus importante de la vie se situe entre la naissance et 6 ans et non pas durant les études universitaires». En effet, cette période est celle où l’intelligence de l’enfant se forme.

 

Ainsi, la pédagogie Montessori se base sur plusieurs grands principes :

  • L’enfant doit toujours, quoiqu’il arrive, être respecté, ainsi que son travail. Il s’agit de suivre l’évolution personnelle de chacun. Il n’y a pas de comparaison entre les enfants, ni de notion de «retard» ou «d’avance», ni de compétition.
  • L’enseignement sera donc personnalisé.
  • l’enfant apprend par son corps et par l’action en explorant le monde qui l’entoure avec ses mains. Ainsi, il va pouvoir acquérir des connaissances de façon concrète.
  • l’enfant a le libre choix de ses activités parmi les présentations faites par l’enseignant et il choisit s’il veut travailler seul ou en groupe. C’est cette liberté qui va lui permettre de développer l’autodiscipline et la responsabilisation.
  • l’enfant apprend par lui-même dans un environnement préparé.

 

L’enfant au cœur de ses apprentissages

 

C’est parce que l’enfant est considéré comme une personne à part entière avec des besoins spécifiques et évoluant à son rythme que cette pédagogie rend l’enfant acteur de ses apprentissages. L’enseignement est individualisé et adapté à chaque enfant, ceci afin de respecter un rythme d’acquisition qui est particulier à chacun.

L’enfant exerce son libre choix dans un environnement sécurisant favorisant le goût d’apprendre, la concentration, le plaisir de se dépasser et la responsabilisation.

L’enfant a aussi la liberté de passer autant de temps qu’il le désire sur son activité puis de la répéter autant qu’il en ressent le besoin.

C’est par la répétition qu’il dépassera ainsi les difficultés et sera en mesure de se corriger lui-même. L’intérêt de la répétition étant bien sûr de développer sa capacité de concentration. Il est absolument essentiel de ne jamais interrompre un enfant qui travaille et de ne pas rompre sa concentration.

Un enfant qui apprend par lui-même développe sa confiance en lui et son estime de lui.

 

L’esprit absorbant

 

La notion « d’esprit absorbant » est essentielle dans la pensée de Maria Montessori. Il permet ainsi à l’enfant d’assimiler facilement, sans effort et de manière inconsciente tout ce que lui offre son environnement. C’est une caractéristique innée et Maria Montessori considère que si le jeune enfant apprend naturellement à marcher ou à parler, il est en mesure d’apprendre à lire, écrire et calculer tout aussi naturellement.

Lorsque l’enfant absorbe son environnement, il le fait de façon inconsciente. Il n’a pas besoin de faire des efforts, il ne fait que suivre ce que lui dicte sa nature, un peu comme l’éponge absorbe le liquide dans lequel elle est plongée.

L’enfant n’absorbe pas son environnement à des moments précis, il absorbe constamment et sans distinction.

L’esprit absorbant distingue l’intelligence de l’enfant de l’intelligence de l’adulte (l’adulte analyse, trie et choisit de se rappeler, il a conscience de ce qu’il apprend)

 

Le mouvement

Dans la pédagogie mise en place par Maria Montessori, le mouvement est très important. Le mouvement met l’enfant en relation avec le monde et les autres. Il est nécessaire de laisser l’enfant bouger car il est en pleine croissance et développe ses capacités motrices.

Le développement des capacités mentales et intellectuelles de l’enfant est intimement lié au mouvement. A travers lui, les enfants développent également une conscience du corps et de l’espace, ce qui leur apporte confiance en eux et en leurs capacités.

Le mouvement leur permet de faire des expériences physiques, psychiques, intellectuelles, sociales, émotionnelles et spirituelles (pas dans le sens religieux du terme). Il suffit d’observer un enfant pour constater l’importance du mouvement : les enfants sont actifs en permanence.

Ainsi, dans une ambiance Montessori, l’enfant est libre de se déplacer, mais ceci doit se faire dans le respect des autres. L’enfant ne doit pas avoir de geste brusque, ni être bruyant. Il peut observer un autre enfant, mais n’a pas le droit de le déranger et s’il a quelque chose à dire, il doit parler en chuchotant.

Les périodes sensibles

 

Maria Montessori a observé que les enfants ne développent pas toutes les compétences en même temps mais à certaines périodes dites « sensibles », particulièrement propices à certains apprentissages.

Durant ces « périodes sensibles », l’enfant va spontanément s’intéresser et explorer un domaine précis. Il est donc très enthousiaste et très réceptif et va pouvoir apprendre très facilement tout ce qui concerne ce domaine. L’élan naturel de l’enfant est pris en compte, son appétit d’apprendre n’est pas entravé mais stimulé. Tout coule de source.

Maria Montessori a observé 6 « périodes sensibles » :

  • La coordination de mouvement (entre 18 mois et 4 ans) : c’est le développement de la motricité globale (l’enfant rampe, va à 4 pattes puis marche et court) et fine (préhension palmaire puis prise avec le pouce).
  • Le raffinement des sens (jusqu’à 5 ans) : les 5 sens s’affinent.
  • Le langage (entre 2 mois et 6 ans) – L’ordre (entre 1 et 3 ans) : l’ordre et la routine aident l’enfant à sa construction intérieur et c’est aussi une façon de le rassurer.
  • Le comportement social (entre 2,5 ans et 4 ans) : l’enfant agrandit son cercle de relations, il apprend la patience et la prise en compte de l’autre. C’est le début de sa vie sociale.
  • Les petits objets (au cours de la 2ème année) : l’enfant se focalise sur les détails.

Il est très important pour l’adulte de faire attention, de ne pas passer à côté de ces périodes sensibles et de bien observer l’enfant car selon Maria Montessori, lorsqu’un enfant est trop souvent contrarié dans son développement naturel, il se construit moins aisément. Si on laisse passer la bonne période, l’apprentissage sera laborieux, demandera à l’enfant beaucoup plus d’efforts, voire parfois même très difficile, et sera moins bien acquis.

A la bonne période, l’apprentissage se fera naturellement, facilement et en profondeur.

 

Le rôle de l’adulte

Pour les enfants de 3-6 ans, la pédagogie Montessori se résume ainsi : «aide moi à faire seul». L’adulte est donc pour l’enfant un accompagnateur bienveillant afin de l’aider à faire seul et de lui permettre de développer tout son potentiel dans le respect et la confiance.

Son rôle :

  • Proposer un environnement répondant aux besoins de l’enfant.
  • Proposer des activités variées et adaptées à l’évolution de l’enfant pour consolider et accroître ses connaissances et ses capacités.
  • Observer l’enfant pour suivre ses besoins, ses apprentissages et pouvoir lui proposer l’étape suivante. – Présenter le matériel au bon moment de façon individuelle, en prenant le temps nécessaire avec des gestes lents et précis.
  • Ne jamais porter de jugement négatif. L’adulte ne doit jamais dire «non, ce n’est pas cela, tu t’es trompé». Si l’adulte constate une erreur, il doit refaire la présentation avec l’enfant jusqu’à ce qu’il y arrive seul.
  • Etre garant de l’ambiance qui doit être propre, ordonnée et qui doit éveiller l’intérêt de l’enfant.
  • Accompagner l’enfant vers l’autonomie. – Il propose mais jamais ne force : il respecte la cadence de l’enfant, ses périodes d’activités ou d’inactivité et peut lui suggérer des activités.
  • Il est le garant des choix éclairés et progressifs de l’enfant dans ses apprentissages.
  • Etre engagé pour la paix, respecter la nature et l’environnement.

L’adulte est pour l’enfant un modèle d’identification. Le comportement de l’adulte face à l’enfant influera sur sa vie d’adulte. Un enfant traité avec respect, amour et confiance deviendra un adulte responsable, empathique, digne et tolérant, sachant prendre des décisions correctes alors qu’un enfant humilié portera sa douleur et sa frustration toute sa vie.